> Les Pyrénées
Dans les Pyrénées, les terrains calcaires existent sous deux formes, des massifs de calcaires primaires (Cambrien, Silurien et Dévonien) associés à la zone axiale cristalline, et des calcaires secondaires (Jurassiques et Crétacé).
Ces derniers forment une bande continue le long de la zone nord pyrénéenne de l'Atlantique à la Méditerranée. Ils se présentent soit en bandes étroites associées aux plissements de la zone axiale, soit en massifs plus ou moins isolés.
Les réseaux karstiques y sont fréquents, et les cavités peuvent y atteindre des dimensions colossales (Pierre-Saint-Martin, Henne-Morte).
Souvent situées en haute et moyenne montagne ces cavités sont difficilement accessibles et seul un petit nombre est aménagé pour la visite touristique
Dans la partie orientale, (Pyrénées-Orientales, Aude) les calcaires très anciens du primaire (Cambrien et Dévonien) forment des chaînons intercalés dans les roches cristallines. En bancs généralement redressés ou fortement plissés, ils sont souvent métamorphisés en marbres (Réseau Lachambre, Canalettes, Fontrabiouse).
Dans la partie médiane (Ariège, Haute-Garonne, Haute Pyrénées), des calcaires plus récents, du jurassiques et du crétacé, forment des massifs alignés en chaînons le long de la zone Nord pyrénéenne en avant de la zone axiale cristalline : Plantaurel, Petites Pyrénées.
Bien karstifiés ces barres calcaires sont le siège de traversées hydrogéologiques remarquables (Rivières souterraines de Labouiche et du Mas d'Azil en Ariège), ou de réseaux très importants (Massif de l'Arbas en Haute-Garonne).
Dans l'extrémité occidentale de la chaîne pyrénéenne (Pyrénées-Atlantiques) les masifs cristallins de la zone axiale ont pratiquement disparu laissant la place à de grands ensembles de calcaires crétacés.
Les karsts de se rapprochent de ceux de la zone centrale des Pyrénées. Si en haute montagne, les gouffres importants (Pierre Saint MartIn) sont fréquents mais réservés aux spécialistes, en revanche le Pays Basque possède quelques grottes de grande qualité tant par leurs décors de concrétions que par le patrimoine archéologique qu'elles abritent.
> Les Causses, Cévennes et Languedoc
Ce vaste secteur s’étend sur l’ensemble des Grands Causses et des Cévennes, qui bordent le sud du Massif Central.
Les Grands Causses forment de hauts-reliefs tabulaires profondément entaillés par les vallées du Lot, du Tarn, de La Jonte et de La Dourbie tributaires du bassin aquitain dont les gorges séparent du nord au sud le Causse du Sauveterre, le Causse Méjean, le Causse Noir et le Causse du Larzac
Vers le sud et le sud-est, deux autres ensembles calcaires s’abaissent par gradins jusqu’aux plaines languedociennes, moins élevés ils sont drainés par des rivières tributaires du bassin méditerranéen l’Hérault, le Gard, l’Ardèche et les Gardons. Il s’agit au nord de la bande des Cévennes Calcaires et au sud de l’ensemble formé des Petits Causses de l’Hérault, des Garrigues et du Vivarais.
Géologiquement ces ensembles sont constitués de terrains d’âge secondaire. Les horizons calcaires y sont prédominants, mais leur diversification va des marnes aux calcaires les plus massifs.
Ainsi la partie sommitale des Grands Causses, d’une altitude voisine de 1000m, correspond aux calcaires et dolomies massives du jurassique moyen tandis que celle des Cévennes calcaires qui atteint seulement 800m, est composée de terrains du jurassique supérieur.
Sur les Petits Causses et les Garrigues, qui dépassent rarement 600m, affleurent des roches, plus récentes, allant jusqu’au crétacé.
Ces ensembles ont été tôt soumis à une intense karstification donnant en surface d’impressionnants reliefs ruiniformes tels Montpellier -le-Vieux, le Cirque de Mourèze, le Bois de Païolive..., et en profondeur des réseaux souterrains extrêmement diversifiés.
Pourtant bien que des milliers de cavités, galeries, avens et rivières percent de part en part la région seule une vingtaine ont été aménagées pour la visite. En revanche certaines d’entre elles font partie des plus belles de France voire du monde.
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