Il y a près de 400 000 ans, l'homme maîtrise le feu, cet éclairage artificiel va lui permettre de pénétrer dans les galeries profondes. Dès le paléolithique moyen, les fréquentations des zones obscures du milieu souterrain, deviennent courantes. L'homme préhistorique signe ses passages sur les parois de ponctuations, tracés digitaux, mains peintes en négatif, etc…
Cette époque, il y a 15 000 à 12 000 ans, correspond à l'apogée de l'art pariétal préhistorique. En France, plus de 150 grottes ornées paléolithiques portent sur leurs parois et sur leur sol les témoignages du passage et de l'expression artistique des hommes préhistoriques.
En effet, si gravures, dessins et peintures décorent les parois, au sol, empreintes de pas et de glissades, traces de foyers, lampes rudimentaires, outils, objets sculptés permettent de suivre la piste des hommes du paléolithique, de retrouver les cheminements, d'imaginer leur condition de séjour.
Certains préhistoriens, associant les caractéristiques des représentations pariétales à la rareté des habitats dans leur voisinage immédiat, considèrent les grottes ornées profondes comme des sanctuaires.
Une autre approche de l'occupation des cavernes profondes par les hommes du Magdalénien réside dans la rigueur climatique qui régnait pendant la dernière glaciation. La recherche du confort, lié à une température plus clémente et à la relative constance du climat interne qui prédomine dans les zones profondes du milieu souterrain, aurait motivé leur conquête...
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